La responsabilité ou le "pouvoir d'agir" sur son bien-être

La responsabilité du bien-être et de son rétablissement

Responsabilité d'analyser et d'apprendre sur les situations

Sinon la personne devrait être jugée inapte... et ne devrait pas prendre des décisions sur les sujets dont elle n'est pas apte




La notion de la responsabilité en médecine et plus particulièrement en santé mentale fait appel au thème d'autonomie (pouvoir d'agir) du domaine de l'éthique: à quel point une personne, en raison de ses difficultés cognitives, émotives, psychiatriques/psychologiques, comportementales etc... dont il peut être nullement, partiellement ou pleinement responsable du fait de ses choix/décisions/vécus antérieurs doit-il etre tenu responsable de ses présentes actions, de son présent état? Ce questionnement est surtout pertinent dans le contexte des évaluations de la responsabilité criminelle, donc pour répondre à une autre notion de l'éthique, la justice, en lien avec des événements passés. Ce questionnement perd beaucoup de son sens lorsqu'on l'applique au présent et au futur: peu importe son cheminement et la source de ses difficultés, a moins d'être profondement débilitée, la personne maintient un niveau de responsabilité pour son bien-être et son évolution futur (son rétablissement). Dans un cas contraire, il faudrait resonger a renforcer la notion de victime des patients, la prise en charge totale de ces gens qui auront été dichotomiquement considérés "inaptes" et dirigés à l'institution au détriment d'autres notions bien plus respecteux des droits humains, bien plus porteur d'espoir et surtout bien plus proche de la realité: la possibilité d'un rétablissement physique, psychologique et/ou moral/existentiel, d'un regain d'autonomie, d'une capacité continue d'apprentissage, d'un pouvoir d'agir, d'une auto-soin, etc... S'il est admis que la personne a la capacité de se rétablir, a la liberté de s'autodeterminer et d'agir, elle aura aussi la capacite de répondre aux responsabilités liés à ces libertés. À défaut de pouvoir remplir ces responsabilités, sa liberté en sera autant amputée. La liberté sans responsabilité n'est guère mieux que la responsabilité sans liberté (l'esclavage) ou l'absence de liberté et de responsabilité (emprisonnement).

La responsabilisation est autant une expression du bien-être et du rétablissement qu'un moyen pour y accéder