Alliance thérapeutique

Contre la méfiance, il n'y a que la confiance...

Comment favoriser l'alliance thérapeutique?

L'alliance ou le lien thérapeutique est le premier et le principal ingrédient dans la relation d'aide, donc dans la médecine

Créer et entretenir cet alliance dans le contexte d'une maladie et des soins qui rendent la personne méfiante est tout un défi et représente un art.

L'alliance, comme la confiance, dans ce contexte est un élément très fragile. Une petite entorse aux procédures qui peut paraître comme une fissure dans le lien thérapeutique peut rapidement devenir une fracture.

The value of psychotherapeutic relationships in all phases of psychotic illness cannot be underestimated, though the difficulty of this task for the clinician often is [121]. During the florid phase the patient is often difficult to contact, yet is in dire need of such contact as well as support and understanding. During recovery and beyond, the establishment of a supportive psychotherapeutic relationship whose continuity is assured is essential in enabling the person to cope with and indeed survive the whole experience of the disorder and its sequelae. Within the context of such a relationship it is possible to help the person to focus upon the tasks relevant to their particular situation and phase of illness, as outlined above, and to help them to adapt and integrate without despair or “engulfment” in the chronic patient role. The healing potential of this relationship is beginning to be rediscovered [44, 120-122, 124, 141], though in practice it remains elusive for the majority of patients, and is a difficult undertaking for many clinicians, as reflected in patterns of psychiatric practice, which indicate a preference for less severely ill patients. Nevertheless, an important recent study has demonstrated a relationship between the development of a good therapeutic alliance and outcome [124], providing an encouraging basis for further research in this area.

McGorry, P. D. (1992). The concept of recovery and secondary prevention in psychotic disorders. Aust N Z J Psychiatry, 26(1), 3-17.

44. A Recovering Patient. “Can we talk?” The schizophrenic patient in psychotherapy. American Journal of Psychiatry 1986; 143:6870.
120. Adler DA. A framework for the analysis of psychotherapeutic approaches to schizophrenia. Yale Journal of Biology and Medicine 1985; 58:219-225.
121. Huszonek JJ. Establishing therapeutic contact with schizophrenics: A supervisory approach. American Journal of Psychotherapy 1987; 41: 185.193. 
122. Coursey RD. Psychotherapy with persons suffering from schizophrenia: The need for a new agenda. Schizophrenia Bulletin 1989; 15:349-353.
124. Frank AF, Gunderson JG. The role of the therapeutic alliance in the treatment of schizophrenia: Relationship to course and outcome. Archives of General Psychiatry 1990; 47:228-236.
141. Allen JG, Deering D, Buskirk JR, Coyne L. Assessment of therapeutic alliances in the psychiatric hospital milieu. Psychiatry 1988; 51~291-299.

Éviter à tout prix d'être identifier comme un 3e parents pour la personne

Pour cela, il faut bien caractériser la représentation que la personne fait des parents. Il s'agit ensuite de se distancer de cette image... De le mentionner clairement: "mon but n'est pas d'être un deuxième père! j'ai déjà trop de travail avec mes enfants!" et en même temps rappeler la mission de "coach" de l'équipe pour aider la personne à atteindre ses objectifs.

Évaluer et traiter...

Pas l'un ou l'autre, c'est l'un et l'autre. En évaluation, nos questions destinées aux patients sont porteurs de plus de sens et transmettent notre façon de penser.

Est-ce que tu prends bien ta médication suggère évidemment à la personne qu'on s'attend qu'il le prenne bien et qu'il y aurait possiblement des réprimandes ou répercussion (faire la leçon) si la personne ne répond pas adéquatement. Une telle question ne favorisent donc pas nécessairement une relation totalement franche du patient.

Des questions véhiculent des valeurs compatibles ou des idées s'apparentant à celles de la personne favorisent le plus l'alliance thérapeutique et la poursuite du suivi:

    • Combien de temps penses-tu devoir prendre la médication? (suggère qu'on considère l'opinion de la personne, qu'on anticipe un fin possible du traitement...)

À éditer

Rétablir l’alliance

anticiper et aborder les tout sujets pouvant faire obstacle à l’alliance

Encourager la discussion franche : jeunes on peur du médecin – intimidant – proche de la figure parentale… age de leur parents…

Accepter (pas le choix) MAIS RESPONSABILITER LE PATIENT DANS SES CHOIX (arret Rx) POSITIVE RISK TAKING

Discussion avec MD lui donne confiance